À mon humble avis, dans mon pays aujourd’hui, il est difficile d’atteindre un certain niveau d’éducation si l’on a eu un parcours de vie sinueux dès l’enfance. Il faut se plier à un système très discriminateur fondé sur le concept de la punition.
Par exemple, une personne ayant des difficultés d’apprentissages pour x ou y raisons n’aura pas accès aux niveaux supérieurs. Quand bien même ses capacités et non ses performances sont totalement viables. Il lui sera presque impossible d’accéder à certaines strates de ce système pour la raison qu’il n’a pas appris à temps certaines choses. Il lui faudrait alors apprendre toutes les disciplines requises à côté d’une vie de plus en plus complexifiée par des obligations de citoyens et de vie ou même de survie.
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de donner plus de détails de ce genre de cas, les sociologues s’en sont déjà chargé avant moi.
Je penche donc sur l’idée de la fondation d’une petite association prototype d’éducation scolaire parallèle, suivant le programme du système en place tout en le rendant accessible. En effet, il existe dans les lois de mon pays et d’autres, l’accès aux études par concours ou examens afin d’obtenir un certificat clé permettant d’accéder au études souhaitées ou tout simplement, l’entrée dans une université ou école sous condition d’avoir réussi un teste de connaissances sur une plage de disciplines imposées.
Malheureusement, actuellement, l’obtention de ses connaissances passe par un système d’évaluation continue sous l’égide de ce que je vais appeler ici «une autorité de certification». En soi, l’idée n’est pas mauvaise et il est nécessaire de pouvoir discriminer une personne ne possédant pas les connaissances et capacités requises à une fonction exigeante.
Cependant, nous vivons dans un système humain complexe régi par nos cerveaux eux-mêmes, soit l’ensemble des cerveaux de notre pays et de ceux ayant existé avant nous. Ces entités fonctionnent via des principes biologiques de coopération mais aussi de compétition. Ainsi, nous ne sommes pas seul à vouloir tel ou tel poste, nous ne sommes pas seul à vouloir acquérir telle ou telle connaissances. Plus nous sommes nombreux, plus le système actuel se rigidifie. Des alternatives sont imaginées. Je peux citer le MOOC, les écoles privées ou des domaines web dédiés à l’apprentissage.
Pour moi, ces alternatives ont montré leurs limites, car elles se basent sur l’ancien système ou sur quelque chose de très proche, qui sont l’évaluation continue et un programme imposé, d’autres ne sont simplement pas reconnu par le système en place et demandent une discipline de fer, si ce n’est d’acier blindé inoxydable.
Imaginons un instant une personne avec ce dit parcours sinueux, comment vit-elle cet éternel recommencement d’apprentissage de matière qu’elle a peut-être déjà apprise par le passé, qu’elle doit sans cesse revoir car il est imposé tant qu’elle n’a pas obtenu telle ou telle certification. Revoir les trois lois de Newton encore et encore, revoir le modèle atomique simplifié. Voir son âge s’incrémenter alors que celui des élèves autour de lui ne change pas.
Ce genre de choses est tout à fait possible et existe, j’en suis moi-même le premier expérimentateur.
Vient un moment où il y a abandon, résignation, rébellion. Comment accepter cela ?
Il existe des solutions de façades bien évidemment, dont tout le monde ne peut se permettre d’y avoir accès, l’une d’elle, la sainte solution tant citée. Passer la certification d’accès en candidat libre.
Nous avons donc deux grands choix, se plier à un système éducatif secondaire qui nous impose un programme déjà partiellement acquis sans qu’il ne prenne en compte notre individualité, ou tenter l’acquisition des matières nécessaires non acquises tout seul. Pour certains, il sera plus facile que d’autres en raison de son capital de naissance ( je ne parle pas que d’argent ). C’est là que vient la stagnation, sans parler de la courbe de l’oubli, l’incompréhension et le mépris que cela engendre.
C’est là que vient mon idée, une association prototype d’éducation libre.